L'héritage d'Oblivion

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 Le contexte - bases

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Date d'inscription : 23/06/2010

Feuille de personnage
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MessageSujet: Le contexte - bases   Mer 23 Juin - 15:27

Ce sujet a l'ambition de donner les clefs de cet univers étrange, celui du monde de Rokugan du Livre des 5 Anneaux.

Introduction

Le Livre des Cinq Anneaux dépeint un univers de type fantastique Oriental, inspiré du Japon féodal et de la Chine. Un univers qui inclut non seulement des samurai mais aussi des entités magiques, des prêtres-magiciens, des démons et des gobelins.

Les personnages incarnent le plus souvent de jeunes nobles qui vont tenter d'obtenir honneur et gloire dans un empire fondé il y a mille ans par les enfants divins de Seigneur Lune et Dame Soleil.

Ils évoluent au sein d'une nation façonnée autour de sept grands clans à la fois alliés et rivaux autour du trône du Fils du Ciel, le souverain héréditaire qui descend en droite ligne du fondateur de l'empire.

Outre les rivalités politiques et les haines ancestrales, la vie de ces personnages est aussi fortement influencée sur le plan moral et spirituel. Il faut compter en effet avec le code d'honneur des samurai, le Bushido, ainsi qu'avec les enseignements du vieux sage Shinsei, figure emblématique dont les maximes et conseils ont modelé dix siècles de traditions religieuses.

Les opportunités de briller à la cour ou sur le champ de bataille sont nombreuses, de même que les secrets grands et petits que dissimulent tous les clans. Des clans que les personnages qui en sont membres se doivent de servir avec un dévouement sans faille, car la fonction première du samurai (noble) est implicite à ce que ce mot veut dire : servir.

Mais cet empire doit aussi faire face à une menace millénaire et terrifiante. Lorsque les dieux l'ont créé, leur frère Fu Leng qui avait été séparé d'eux s'est voué au mal et a corrompu une partie des territoires ou il a pu établir son règne, formant ces étendues sinistres et dangereuses que l'on appelle l'Outremonde.

Toujours en butte aux incursions des hordes maléfiques de Fu Leng, les clans sont également prompts à se déclarer mutuellement la guerre. Mais ils se sont unis contre le frère maléfique, qui fut vaincu grâce à l’aide du premier moine - Shinsei, le fondateur de la philosophie connue sous le nom de Shintao (un amalgame du Taoïsme et du bouddhisme Zen). Si Fu Leng a été mutilé par les Sept Tonnerres, sept héros mortels d'autrefois, il vit toujours et ses légions de monstres et de démons continuent à menacer l'Empire qu'il veut s'accaparer. Et parmi les nobles samurai se dissimulent aussi des pratiquants de la magie noire, des sorciers du sang voués à la cause du Sombre Seigneur et qui commettent des crimes odieux dans l'ombre. Aujourd’hui, mille ans après la chute des Kamis et la défaite de Fu-Leng, l’Outremonde semble connaître un regain d’activité.

Souvent la problématique posée aux joueurs est celle du devoir ou de l'honneur. Doivent-ils faire ce qui est juste ou ce qui est convenable ? Jusqu'à quel point sont-ils fidèles à leur seigneur, à leur clan ? Quels secrets sinistres ou sordides vont-ils découvrir et qu'en feront-ils ? Sont-ils des samurai honorable et dévoués ou des hommes aux résolutions moins fermes ?

Avant de jouer à Five Rings, il faut comprendre que la culture Rokugani est radicalement différente de la nôtre. Tous nos concepts moraux et sociaux sembleraient barbares à un rokugani, et le terme local d’"honneur" ne recouvre pas du tout le type de comportement que l’on attendrait ici. Ainsi, le mensonge est socialement recommandé s’il préserve la réputation de quelqu’un. Autre exemple, une preuve matérielle est légalement sans valeur face au témoignage d’une personnalité de haut rang.

Par ailleurs souvenez-vous : Rokugan n’est tout de même pas le Japon, fût-il médiéval - Five Rings est au Japon ce que D&D pourrait être à l’occident (même si de nombreux joueurs souhaiteront me tuer après avoir lu cette phrase). Mais c’est aussi la grande réussite de ce jeu : dépayser sans enfermer dans un carcan, et sans vous obliger à faire un stage à Tokyo pour jouer un samouraï dans les règles de l’art.

A propos de la religion :

Du point de vue des mortels, les nombreuses puissances qui peuplent la relgion Rokugani sont souvent énigmatiques, capricieuses voire imprévisibles et l'on essaie autant de se les concilier que d'éviter d'attirer leur courroux.

Conçu par Hantei et Doji, l'Ordre Céleste fixe la place de chaque humain dans l'Empire tel que les dieux l'ont inspirée à leurs enfants. Le niveau supérieur est composé d’entités spirituelles, le niveau inférieur par la population de l'Empire, les rokugani, qui est ainsi organisée en castes et en clans qui tous doivent servir le descendant du premier Hantei. Ce qu’il faut retenir de cet ordre c’est que chaque échelon doit obéissance au supérieur.

Les entités spirituelles :

* Le culte d'Amaterasu, Dame Soleil (et dans une moindre mesure celui d'Onnotangu, Seigneur Lune que l'on tente surtout d'apaiser) est le coeur de la religion rokugani. Amaterasu et Onnotangu résident dans le Paradis Céleste, le Tengoku. Ils règnent sur ce royaume de lumière mais en partagent les domaines avec d'autres puissances.
* Les Sept Fortunes Majeures sont les principaux dieux que les humains vénéraient lorsque les Kami les découvrirent :
o Benten : fortune de l'amour romantique et de la beauté
o Bishamon : fortune de la force
o Daikoku : fortune de la richesse et de l'abondance
o Ebisu : fortune du travail honnête
o Fukurokujin : fortune de la sagesse
o Hotei : fortune de la satisfaction
o Jurojin : fortune de la longévité
* Les Dragons. A l'écart des Fortunes, on trouve aussi d'autres puissances de nature encore plus mystérieuses, les Dragons qui incarnent les éléments (Air, Eau, Feu, Terre et Vide). On parle d'autres dragons plus mystérieux et plus reclus mais les avis divergent à leur sujet. Ils se mêlent rarement des affaires mortelles et ne cherchent pas vraiment à ce qu'on leur rende hommage. Il leur arrive cependant de transformer un mortel en Oracle, en avatar de leur pouvoir dans le Ningen-do, le monde des humains.
* les Kami Fondateurs sont censés résider à nouveau auprès de leurs parents, la croyance populaire et le Tao de Shinsei considérant qu'au fur et à mesure qu'ils sont morts, les Enfants de la Lune et du Soleil ont pu retourner au Tengoku.
* Les Fortunes mineures sont une infinité, on peut en citer plusieurs particulièrement connues :
o Emma-O, le juge des morts.
o Osano-Wo, fortune de la Foudre et du Feu, réputé pour sa nature passionnée et colérique.
o Inari, fortune du riz et du bon grain ainsi que protecteur des renards
o Suitengu, gardien des eaux, fortune tutélaire des marins et des pécheurs
* Enfin, tout en bas de cette échelle se trouve les kamis élémentaires (mikokamis) et leurs équivalent spirituels, les ryu, au même niveau que les Fortunes mineures les moins connues.

Les castes sociales rokuganis.

* la caste des samurai (la noblesse) :
o Au sommet, on trouve l’Empereur, leader politique et religieux de l’Empire.
o En dessous, on trouve les Kuge, les samouraïs supérieurs, tels que les samouraïs secondant l’Empereur (Champion d’Emeraude, Voix de l’Empereur, etc.) les Champions de Clan ou encore les daimyos de familles majeures.
o Puis viennent les buke, les samouraïs de rang plus faible, qui comporte aussi bien les ji-samouraïs que les karos des daimyos.
* Le clergé (qui n’inclut pas les shugenjas qui sont techniquement des buke), est composé des seuls moines.
* Les Bonges (ou Heimins pour "demi peuple" forment la majeure partie de la population et comprend :
o les paysans.
o les artisans.
o les marchands et autres individus de basse extraction.
* la caste des Etas. C'est une catégorie sociale assez nébuleuse dont les effectifs sont difficiles à déterminer et les contours flous. Leurs métiers sont considérés comme impurs et leurs personnes aussi. Ce sont les "invisibles".
o Les artistes et bateleurs, sachant que certains peuvent êtres considérés tels des artisans, voire plus pour les Geishas.
o Les Hinins sont les individus de basse extraction qui effectue les corvées qui souillent le corps, tels que les bourreaux, les tanneurs, les fossoyeurs, etc. Ceux qui sont utiles (tortionnaires ou enquêteurs notamment) gagnent un certain respect de la part des Samouraïs à qui ils sont utiles.
* Sont exclus les ronins, qui n’ayant pas de maître n’obéissent pas à l’Ordre et les Gaijins, qui sont exclus car ils ne croient pas aux dieux rokuganais.

Les serviteurs de la cour céleste sur Rokugan :

Héritier de Dame Soleil, l'Empereur est non seulement le dirigeant de l'Empire d'Emeraude mais aussi le gardien de ses institutions religieuses. L'essentiel de l'activité religieuse rokugani est orientée selon deux pôles :
* Les Shugenjas. En plus de leurs devoirs religieux, les prètres-samurai doivent leur statut au fait que les kami élémentaires répondent bien plus favorablement à leurs prières qu'à celles des autres mortels.
* Les moines. Ils se veulent les héritiers des enseignements de Shinsei. Les moines ne possèdent pas les pouvoirs des shugenja mais développent à travers une discipline physique et spirituelle rigide des potentialités humaines insoupçonnées. Ils s'intéressent davantage que les shugenja aux besoins spirituels des castes les plus modestes et nombre de monastères contribuent à l'entretien d'orphelinats ou d'hospices. Les enseignements de Shinsei continuent à susciter de nombreux débats et durant les siècles, plusieurs sectes monastiques distinctes ont vu le jour.

A propos du Bushido :

L’honneur mesure la noblesse d’esprit d’un personnage ainsi que la pureté de son âme. Globalement, elle indique la force de sa croyance dans le Bushido qui est le code moral de la société.

Il englobe 7 notions qui sont importantes pour les samouraïs (nobles) :
* Le Gi (honnêteté et justice). Il n'y a que le bien ou le mal. Soit honnête dans ta relation avec les autres. Crois en ta justice. Il n'y a pas de nuances dans les questions d'honneur et de justice.
* Le Yu (courage et héroïsme). Remplace la peur par le respect et la prudence. Sors-toi des masses qui ont peur d'agir. Etre caché dans une carapace n'est pas une façon de vivre. Un Samouraï doit avoir le courage absolu, qui lui permet de vivre pleinement et avec joie. Le courage est risqué, dangereux. Mais le courage n'est pas aveugle. Il est intelligent et fort.
* Le Jin (la compassion, le respect). Apporte ton aide dès que l'opportunité se présente. Le Samouraï devient rapide et fort par l'entraînement. Il n'est pas comme les autres : il est puissant. Il doit se mettre au service des autres. S'il n'a pas l'opportunité d'apporter son aide, il en cherche une.
* Le Rei (la sagesse, la courtoisie). Un Samouraï est courtois même avec ses ennemis. Un Samouraï n'a aucune raison d'être cruel. Il n'a pas besoin de prouver sa force. Le respect ne se gagne pas seulement en combat, il se gagne aussi dans les rapports avec les autres. La vraie force intérieure se voit en période de stress. Sans elle le Samouraï n'est rien de plus qu'un animal.
* Le Meyo (l'honneur). Il n'est pas possible de se cacher de soi-même. Le vrai Samouraï n'a qu'un seul juge de son honneur : lui-même. Les décisions et la manière de les entreprendre sont le miroir de ce qu'il est vraiment.
* Le Makoto (La sincérité totale). Parler et faire ne sont pas des actions distinctes. Quand un Samouraï dit qu'il va effectuer une action, c'est comme si c'était fait. Rien sur Terre ne l’empêchera d'effectuer ce qu'il a déclaré faire. Demander sa parole est inutile.
* Le Chugo (le devoir et la loyauté). Assume tes actes et tes paroles. Un Samouraï est responsable de ce qu'il dit et de ce qu'il fait, et en assume toutes les conséquences. Un Samouraï est entièrement dévoué envers ceux dont il a la charge et fidèle à ceux dont il dépend.

Chaque joueur devra se noter l'importance qu'accorde son personnage à chacun de ces aspects du Bushido. Chaque clan donne plus d'importance à un aspect du Bushido (Gi pour la Licorne, Yu pour le Crabe, Jin pour le Dragon, Rei pour le Phenix, Meyo pour la Grue, Makoto pour le Lion, Chugo pour le Scorpion).

Un compteur "honneur" indiquera la force globale de la croyance de votre personnage. Avoir une valeur élevée, c'est se mettre plus de contraintes et parfois avoir à faire des choix difficiles, mais cela met aussi votre personnage sur le devant de la scène et surtout donne du jeu.

La notion de pureté rokugani

Les rokugani considèrent les excréments, le sang et la chair morte comme porteurs d'impureté et susceptibles de dénaturer l'âme. En dehors des occasions intimes ou l'on y est personnellement confronté, ce sont donc les eta qui procèdent aux nombreuses tàches impliquant de telles matières et qui servent également d'hommes à tout faire. Qu'il soit hinin, heimin ou samurai, un rokugani se tiendra à distance prudente d'un eta car celui-ci étant constamment en contact avec de l'ordure, il sera forcément sale et son âme tellement impure qu'elle pourrait même affecter celle des personnes alentours. Sur le champ de bataille, le contact du sang est inévitable mais la guerre est chose honorable. On peut donc procéder après la bataille à des ablutions et des rites de purification afin de préserver son intégrité spirituelle.

De même si les circonstances vous forcent à toucher de la chair morte non préparée par les cuisiniers. Mais se complaire dans la manipulation de certaines substances ou les considérer avec indifférence quand on n'a pas le statut particulier qui le permet est très mal vu au point que certains samurai particulièrement intolérants n'hésitent pas à traiter comme un vulgaire animal toute personne qui ne procéderait pas sur le champ à des actes de contrition spirituels.

Il est à noter que même les eta dans la mesure ou ils le peuvent s'efforcent d'être le plus propre possible et de préserver un tant soit peu leur pureté spirituelle. La conséquence de cette attitude est que l'hygiène spirituelle rokugani exerce des effets bien réels sur l'hygiène physique des habitants de l'Empire.

Les médecins et shugenja ont depuis longtemps compris que certaines maladies se répandaient gràce à une saleté ou une pollution suffisantes mais de leur point de vue, c'est un simple effet secondaire d'une exposition à quelque chose qui corrompt principalement l'âme. Voilà pourquoi les simples et potions de la pharmacopée rokugani sont réalisés à partir de matériaux qui ont à la fois un effet thérapeutique purement physique et des vertus de nature plus spirituelle. Il en va de même pour les heures auxquelles on administre les médicaments, pour l'aménagement de la chambre du malade qu'il est souhaitable de préserver et ainsi de suite.

À propos du commerce :

les samurai ne sont pas censés considérer comme importantes les possessions matérielles, spécialement l’argent. Un samurai paye un roturier comme si l’argent ne signifiait rien pour lui et qu’il faisait une concession aux besoins stupides du peuple. Il n’y a pas de prix indiqué, il donne ce que bon lui semble, mis à part lors de transactions avec des samurai versés dans le commerce tels ceux de la Licorne ou de la Mante par exemple. Les transactions d’argent ou de marchandises entre samurai sont des échanges de « présents » et « faveurs ».

A propos de l'étiquette
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* Les noms propres
Dans l'Empire d'Emeraude, les samurai sont normalement les seuls à disposer d'un nom de famille. Lorsque l'on se présente, le nom de famille vient avant le prénom, ainsi, le samurai Kenji de la famille Kakita sera toujours appelé Kakita Kenji.
Lorsqu'un enfant naît, il prend et conserve le prénom choisi par ses parents jusqu'à l'âge adulte, moment ou il choisit lui-même son prénom. Certains conservent cependant leur prénom d'enfant en guise de prénom d'adulte parce qu'il leur plait ou parce qu'ils voient là un moyen de respecter leurs parents. Les prénoms samurai sont donc rarement dépréciateurs car qui oserait se baptiser de manière à insulter ses ancêtres et ses ascendants directs ?
Parmi les gens les plus modestes, il n'est par contre pas rare qu'un surnom prenne la place du prénom officiel. Les artistes et les geisha en particulier ont des surnoms très évocateurs.
Les prénoms des samurai sont souvent évocateurs de notions, de concepts ou de personnages illustres. Par exemple, le prénom Makoto que portent aussi bien les hommes que les femmes signifie "sincérité", alors que le prénom Aoi généralement féminin signifie "bleu".
Les heimin, hinin et eta quant à eux utilisent des prénoms du même genre accompagnés d'un surnom décrivant leur travail, l'endroit ou ils habitent ou toute autre signe permettant de les reconnaître malgré les homonymes. On trouve également beaucoup de heimin portant des prénoms qui sont en fait des adjectifs correspondent à leur fonction (bateleur, ouvrier, manoeuvre), à une caractéristique physique (gros, malingre, fort, maladif…), à un trait de caractère (audacieux, calme…) ou à tout autre évènement, anecdote, comportement, caractéristique qui permet de reconnaître l'individu.


* Les suffixes
Dans l'Empire d'Emeraude, on utilise couramment des suffixes comme –san, -sama, -kun et autres après le nom de quelqu'un quand on s'adresse à lui ou que l'on parle de lui. Certains suffixes définissent la position sociale ou la place de la personne en question et d'autres visent à rappeler la relation qui lie celui qui parle à la personne à laquelle il s'adresse. Pour s'adresser au samouraï Matsu Itoko, on utilisera :
-san Matsu Itoko-san est la forme d'adresse polie classique (Matsu-san si je ne connais pas encore son prénom, voire même Lion-san si le mon de sa famille n'est pas visible). Quand je connais le nom complet d'un samurai, je n'utilise jamais le prénom sans le nom de famille à moins que nous nous connaissions suffisamment (Itoko-san).
-sama Matsu Itoko-sama sera approprié si je suis d'un rang sensiblement inférieur au sien ou si je veux malgré notre statut similaire lui témoigner beaucoup de respect, voire si je ne connaîs pas mon interlocuteur et ne désire pas prendre de risque. Après un certain temps, Itoko-sama peut être utilisé.
-sempai si Itoko et moi avons suivi le même enseignement mais qu'il s'y est montré excellent, ou qu'il est mon aîné, voire qu'il a conquis l'estime de notre groupe d'élèves, Itoko-sempai témoignera du fait que je le considère comme mon "aîné" et mon référent bien qu'aucun rapport hiérarchique formel n'existe entres nous.
-sensei désigne un maitre dans un domaine précis mais s'applique aussi souvent aux érudits et aux médecins.
-kun si nous sommes de vieux camarades ou que je souhaite témoigner d'une certaine familiarité avec ce samurai, je m'adresserai à lui en l'appelant Itoko-kun. J'utiliserai le même suffixe –kun en parlant à un enfant de sexe masculin, à moins qu'il ne soit l'héritier d'un seigneur par exemple, ou le fils de quelqu'un auquel je dois le respect.
-chan enfin, si en public mon ami Itoko s'adresse à son épouse Matsu Hikari en l'appelant Hikari-san, il peut dans l'intimité ou dans des circonstances plus familiales, voire en présence d'un cercle d'amis, utiliser le suffixe –chan à la place, ce qui témoigne d'un lien de proximité ou de complicité entres eux. Le même suffixe peut également être employé pour parler à une fillette.
–kun et –chan sont des suffixes qui marquent un lien d'amitié, de complicité ou de tendresse et il est important de ne jamais en abuser. La sensiblerie ou la vulgarité ne sont guère du gout des samurai et même des rokugani en général. Cependant, un sensei, un chef d'escouade ou un patron qui s'adresse à ses subordonnés ou à ses élèves peut employer ces suffixes sans problème, de par son rôle "d'ainé" envers des gens "plus jeunes". Comme on le voit, le concept de respect envers les ainés et celui de respect envers les supérieurs sont étroitement imbriqués l'un dans l'autre.
Il existe de nombreux autres suffixes mais leur usage dépend essentiellement du maitre de jeu qui vous prendra en charge. Certains se contentent du strict "minimum syndical" présenté ici et d'autres préfèrent approfondir davantage cet aspect du jeu. De même, le respect de l'étiquette s'avère plus rigide dans les cours de l'Empire ou parmi les représentants de clans comme la Grue, le Phénix, le Scorpion qu'au sein d'une patrouille de bushi ou parmi les samurai des clans de la Licorne et du Crabe.
Il est à noter que le rokugani (à l'instar du japonais) possède deux variantes de la langue polie, selon que celui qui parle est de sexe féminin ou masculin. Les mots utilisés et les tournures de phrases sont distinctes et reflètent les positions respectives de l'homme et de la femme bien que l'influence du Clan de la Licorne et celle de familles matriarcales comme les Matsu ou les Otaku ait sensiblement assoupli les choses durant ces derniers siècles. Mais a priori, dans le langage poli on peut différencier l'homme de la femme par la tournure et le choix des mots employés.


* Quelques notions d'Etiquette anecdotiques :
On pourrait écrire plusieurs dizaines de pages sur un tas d'occasions de la vie courante et détailler également les arts courtois, les rites funéraires ou de mariage, la cérémonie du thé et bien d'autres choses. J'ai préféré me contenter de généralités afin d'effleurer un peu la nature "exotique" de l'étiquette rokugani plutôt que de rédiger un compendium que le lecteur se sentirait probablement tenu de mémoriser.

L'Etiquette du Sabre
Chez lui, le samurai laisse généralement ses deux sabres dans leurs fourreaux (les saya) sur un reposoir, souvent devant une calligraphie ou un tableau évocateur, voire au pied du petit autel de ses ancêtres. Puisque les sabres sont censés être habités au moins par moments par les mânes des ancêtres, on veille à les entretenir soigneusement et la plupart des samurai s'inclinent ou demeurent un instant immobile avant de prendre les lames de leur reposoir.
Un katana est fait pour être dégainé de son fourreau lorsque le tranchant est tourné vers le haut. Le laisser reposer à son côté tranchant vers le bas est signe de paix. Le samurai qui tourne le fourreau de son katana de manière à mettre le tranchant vers le haut est considéré comme agressif puisqu'il se prépare à dégainer. Dans la gestuelle rokugani, retourner son sabre est considéré comme la preuve que l'on veut attaquer l'autre et suffit souvent à déclencher une échauffourée sanglante.
Comme on l'a déjà vu, heurter de son fourreau celui du sabre d'un autre samurai, toucher les épées d'un autre homme sans sa permission ou laisser son ombre les recouvrir sont autant d'insultes que nombre de samurai vengent immédiatement. Certains n'attendent même pas qu'on leur en donne la permission officielle du moment qu'il y a des témoins qui pourront attester de l'insulte.
De même, il est des samurai pour considérer que le simple fait de pointer une lame nue vers leur suzerain ou le mon de celui-ci est un acte d'agression.


Dons et cadeaux :
Un cadeau n'est jamais accepté tel quel. On le refuse toujours une première fois de manière polie, ce qui amène le donateur à "insister" poliment pour vous le donner. On refuse une deuxième fois tout aussi poliment (mais pas en répétant les mêmes phrases…) et le donateur insiste à nouveau. A ce moment là, après avoir refusé deux fois, on peut accepter le cadeau. De cette manière, chacun peut juger de la sincérité de l'offre et de la sincérité de son acceptation.
Ce principe ne fonctionne bien évidemment pas quand votre suzerain ou l'Empereur vous fait un cadeau. Vous pouvez accepter avec modestie mais ne sauriez faire mine de refuser un don fait par quelqu'un qui vous est à ce point supérieur et est donc censé connaître votre valeur mieux que vous même.
Offrir un cadeau "utilitaire" a un autre samurai peut s'avérer très dangereux car cela implique que vous considérez son seigneur comme incapable de veiller à ses besoins.
La plupart des cadeaux sont donc censés avoir un sens esthétique, spirituel, rappeler un souvenir, un évènement, évoquer une idée. On les accompagne souvent d'une petite déclaration expliquant leur nature et il n'est pas rare que l'on offre un jour à quelqu'un un cadeau que l'on a reçu d'une autre personne. Fondamentalement, il s'agit d'une sorte de "troc de respect" plus que d'échanges matériels. Les dons d'argent sont évidemment tout à fait indignes et insultants… On peut acheter un cadeau, prendre un objet auquel on attache de l'importance ou même fabriquer soi-même son don. L'essentiel est que l'objet offert le soit accompagné de quelques mots lui donnant une valeur symbolique particulière. Evidemment, on préfèrera souvent un objet de valeur à un caillou trouvé sur le chemin et l'on apprécie très très peu à Rokugan les gens qui masquent des dons vulgaires sous de belles phrases …


Devant un seigneur :
On laisse ses armes avant d'être reçu. On s'incline jusqu'à terre et on ne relève les yeux qu'avec la permission du seigneur. En campagne et en armure, mettre un genou à terre et baisser la tête est suffisant mais le reste du temps, on s'agenouille complètement les mains bien à plat et on touche quasiment le sol de son front. On n'interrompt jamais ses supérieurs et il est de bon ton d'attendre qu'ils vous donnent explicitement la parole. De même, on ne se présente pas directement mais l'on attend d'être présenté ou d'obtenir la parole.
Devant un seigneur étranger ou d'un autre clan, une délégation officielle peut se voir autorisée à conserver ses armes. Celui qui veut témoigner qu'il vient en paix prendra à coeur de poser ses armes assez loin de lui sur le sol, montrant ainsi qu'il ne pourra les saisir ou dégainer rapidement.


En visite
La demeure d'un samurai est un endroit dans lequel on ne pénètre pas sans permission (à moins d'être mandaté par une autorité appropriée). Si le samurai est assez aisé pour avoir un domestique, c'est lui qui viendra accueillir les visiteurs et leur demandera de patienter pour voir si son maitre est libre. Si son maitre est absent (ou prétend l'être), le serviteur demandera au visiteur de laisser son nom et éventuellement un exemplaire de son sceau personnel afin que son maitre sache qui est venu en son absence. Le visiteur sera invité à revenir le lendemain, même si le samurai est absent pour une durée plus longue ou même pour un voyage de durée indéterminée. Ca n'est qu'au bout de quelques visites que l'on donnera des indications plus précises afin que le visiteur ne se dérange pas quotidiennement. Insister pour venir chaque jour avant de savoir à quoi s'en tenir est une marque de respect, un témoignage de grossiéreté si l'on persiste à venir ensuite alors que l'on sait très bien à quelle date reviendra l'hôte…
Evidemment, ce cérémonial n'est que rarement de mise entre proches, encore que cela puisse varier grandement d'une famille à l'autre… Bien que cela ne se retranscrive pas forcément bien en français, les tournures de phrases employées permettent normalement au visiteur de distinguer un "revenez demain" formel signifiant que l'hôte n'est pas là en ce moment sans plus de précision d'un "revenez demain" indiquant qu'il sera bel et bien présent le jour suivant.


Au combat
Dans la mêlée, chaque homme se bat et survit comme il peut mais il est possible qu'une accalmie ou les circonstances amènent deux guerriers appartenant aux camps adverses à s'affronter de manière plus ritualisée. L'un des deux combattants peut lancer un défi en se présentant et en énonçant ses exploits afin de montrer à l'autre sa valeur et éventuellement de lui faire peur. Si le défi est relevé, il prend généralement la forme d'un duel Iaijutsu classique et l'on considérera avec un mépris violent toute personne qui interviendrait dans cet affrontement particulier tant qu'il n'est pas résolu. La coutume veut également quand on tue un adversaire de valeur sur le champ de bataille que l'on coupe sa tête et qu'on la ramène pour l'exposer à ses alliés. Une délégation de l'armée ennemie pourra éventuellement venir la récupérer si des pourparlers ont lieu en ce sens.
Cependant, les duels en pleine bataille sont relativement rares, la plupart ont en fait lieu avant le début du combat lui-même. Durant la phase ou les généraux jaugent les troupes adverses et terminent de positionner leurs effectifs, il est en effet fréquent que quelques bushi s'avancent individuellement pour déclamer leurs noms et exploits afin d'inciter de valeureux combattants de l'armée adverse à venir les défier en duel. Certains généraux peuvent ainsi confirmer la présence d'un guerrier réputé dans les rangs adverses ou laisser à leurs subordonnés l'occasion de venger légalement quelque vendetta familiale avant l'affrontement lui-même.

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